Tout sur l'IEP de Paris et la préparation aux concours

Sciences Po Paris en quelques chiffres

  • Date de fondation : 1872 (Emile Boutmy)
  • Directeur (depuis mars 2013) : Frédéric Mion
  • Adresse : 27, Rue Saint-Guillaume – 75337 Paris CEDEX 7
  • Tél. /Fax : 01 45 49 50 50/01 42 22 31 26
  • Université de rattachement : aucune, établissement autonome
  • Organe administration : FNSP (Fondation Nationale des Sciences Politiques)
  • Site Internet : www.sciencespo.fr
  • Frais de scolarité (collège universitaire) : de 0 à 10000 €, en fonction de revenus
  • Nombre étudiants : environ 13000 dont près de 50% d’internationaux
  • Étudiants exonérés de droits de scolarité (collège universitaire) : 1/3
  • Nombre de chercheurs et d’enseignants-chercheurs : 200
  • Nombre total d’enseignants : 3500
  • Nombre de doctorants : 450
  • Nombre d’universités partenaires : 410
  • Budget : 166 millions d’euros

Histoire

C’est à l’initiative d’Érnile Boutmy que fut créée cette « Ecole libre des sciences politiques » pour permettre aux élites françaises de retrouver « le goût de l’avenir ». On demanda alors à des ministres, des hauts fonctionnaires et des industriels de faire partager leur expérience de la vie publique et des responsabilités. Dès le départ, l’enseignement fut consacré à l’étude des sociétés contemporaines et les formations conçues pour fonctionner en partenariats avec les plus prestigieuses universités à l’étranger. Emile Boutmy, alors 1e directeur de « Sciences po », s’attacha à rendre indissociable l’étude des sciences politiques et les réalités des sociétés contemporaines.

Le 27 de la Rue Saint-Guillaume

L’Ecole libre des sciences politiques hérite en 1879 du cadre prestigieux de l’hôtel de Mortemart, rue Saint-Guillaume. Aujourd’hui, « Sciences Po » occupe aussi des locaux rue de la Chaise, boulevard Saint-Germain, rue de l’Université, rue des Saints-Pères, et rue Jacob. Le quartier a fait rêver et a vu se succéder des générations et des générations d’ambitieux. C’est sous l’impulsion de Jacques Chapsal que l’établissement de la rue Saint-Guillaume est passé du statut d’Ecole libre à celui d’Institut. Lui succèdent des directeurs devenus de véritables incarnations de « Sciences Po » et, en 1996, le charismatique Richard Descoings donne à l’IEP de Paris ses lettres de noblesse. Désormais, le rayonnement de Sciences Po se développe chaque année un peu plus. Depuis le printemps 2013, à la disparition tragique de Richard Descoings, c’est Frédéric Mion, éminent normalien et énarque, qui dirige l’établissement.

5 années – 2 cycles

A Sciences Po, la scolarité suit le rythme LMD des études supérieures. Trois premières années constituant le 1e cycle, suivies par deux années de master, l’étudiant ayant la possibilité de poursuivre, au sein de l’établissement, des études doctorales.

Admission au collège universitaire

Quatre voies distinctes permettent d’accéder au Collège universitaire :

  • Un concours qui s’adresse aux élèves de Terminale
  • Une procédure internationale qui concerne les lycéens ayant suivi des études secondaires à l’étranger
  • Une procédure d’admission en double cursus en partenariat avec les Université de Paris I, Paris IV et Paris VI
  • Une procédure d’admission en second cycle, en 4e année, pour les candidats ayant validé 180 ECTS

Préparation aux concours

Notre site en ligne vous encadre efficacement dans votre préparation aux concours Sciences Po Paris, autant si vous briguez une admission en première année qu’une admission en quatrième année.

Les campus délocalisés

L’une des particularités de Sciences Po, ce sont ses campus délocalisés et spécialisés chacun dans une région du monde. On y approfondit ses compétences linguistiques et on y étudie les sociétés des régions concernées. C’est ainsi que :

  • Le campus de Nancy reçoit chaque année près de 130 étudiants pour y suivre le cycle franco-allemand
  • Le campus de Reims, 115 étudiants pour en cycle transatlantique
  • Le Campus du Havre, 110 étudiants en cycle Euro-Asie
  • Le campus de Poitiers, une centaine d’élèves en cycle ibéro-américain)
  • Le campus de Menton, environ 90 postulants au cycle « Moyen-Orient et Méditerranée »
  • Le campus de Dijon, environ 75 candidats au cycle « Europe centrale et orientale »
L’accent est mis sur le renforcement de l’enseignement des langues et la composition cosmopolite des promotions.

Qu’enseigne-t-on à Sciences Po ?

La première année est consacrée à l’acquisition du socle commun de connaissances avec une introduction au raisonnement économique, à l’études des institutions politiques, l’histoire contemporaine, l’introduction à la sociologie, et aux langues vivantes. En 2e année, les élèves effectuent un stage à caractère professionnel afin de placer leurs études au cœur des réalités du monde du travail. La troisième année est placée sous le signe de l’ouverture international, avec un stage effectué à l’étranger dans une université partenaire. Avec le second cycle vient le temps de la spécialisation des étudiants. Sciences Po propose non seulement des masters de recherche en droit, économie, histoire politique, sciences politiques, sociologie, mais également des masters professionnels suivis à l’Ecole des affaires internationales, à l’École de droit, à l’Ecole de la communication ou encore à l’École de journalisme. Sciences Po propose aussi des masters spécialisés dans les Affaires publiques, la Gestion des ressources humaines, la Finance et stratégie, les stratégies territoriales et urbaines, le marketing, etc. L’ensemble de ces formations regroupe quelques 13O00 étudiants, dont 50% d’étrangers provenant de 150 pays différents. L’enseignement à Sciences Po fait participer quelques 400 universités partenaires, et près de 3500 enseignants.

Les débouchés

Les deux principales caractéristiques de Sciences Po sont la pluridisciplinarité de son enseignement et la diversité des profils de ses étudiants. Et ces caractéristiques conduisent assez logiquement à une grande variété de débouchés. Une récente enquête portant sur les secteurs qui emploient les diplômés 2013 de Sciences Po a révélé que, un an après :

  • 19% travaillent dans l’audit et le conseil
  • 15% ont rejoint l’administration publique
  • 9%, la banque, la finance et l’assurance
  • 7% travaillent dans l’industrie, l’énergie et le transport
  • 8%, la communication
  • Les 42% qui restent, dans les autres secteurs : grande distribution, secteur juridique, urbanisme, culture, ONG, médias
2% des diplômés sont partis vers la diplomatie, secteur d’activité pourtant largement plébiscité dans les lettres de motivation des jeunes candidats tout juste bacheliers.